Patine d'Autrefois

Peinture à l’ocre : peindre le bois en extérieur, naturellement !

La pein­ture à l’ocre est une pein­ture éco­lo­gique et éco­no­mique pou­vant être uti­li­sée en exté­rieur. Aus­si appe­lée pein­ture sué­doise ou plus cou­ram­ment pein­ture au blé, elle est très facile à réa­li­ser et à appli­quer. On l’utilise prin­ci­pa­le­ment sur du bois brut mais elle peut éga­le­ment sans sou­cis être appli­quée sur du métal (fer­rures, clous inox) ou des objets poreux comme le plâtre.

Cet article trai­te­ra bien enten­du de la recette (que l’on trouve déjà un peu par­tout sur le web), mais je ferai aus­si la syn­thèse des infor­ma­tions que j’ai pu récu­pé­rer à droite / à gauche pour vous per­mettre la meilleure expé­rience pos­sible avec cette pein­ture.peinture à l'ocre

Une vrai peinture, la peinture à l’ocre ?

Composition typique d’une peinture

Une pein­ture com­porte géné­ra­le­ment :

  • des liants
    Les liants natu­rels les plus connus sont l’huile de lin, la caséine, la cire d’abeille…
  • des sol­vants
    • orga­niques
      L’essence de téré­ben­thine est un sol­vant comme le sont des pro­duits moins natu­rels tels que toluène, xylène, white-spi­rit…
    • l’eau
  • des pig­ments
  • des adju­vants (charges, addi­tifs)
    Conser­va­teurs, trai­te­ments fon­gi­cides, insec­ti­cides

Composition d’une peinture à l’ocre

La pein­ture à l’ocre rem­plit bien ces carac­té­ris­tiques. Elle est com­po­sée des élé­ments sui­vants :

  • eau
    C’est ce qui sera uti­li­sé comme sol­vant.
  • farine de blé/seigle
    Ce qui nous inté­resse dans cet ingré­dient, c’est ami­don. L’amidon étant inso­luble dans l’eau froide, c’est en le chauf­fant que les grains gonflent et éclatent pour se dis­per­ser dans le milieu (solu­bi­li­sa­tion obte­nu pour des tem­pé­ra­tures supé­rieures à 100 degrés).
    Ici, il joue­ra le rôle de liant (ou d’émulsifiant, l’eau et l’huile ne s’aimant pas trop…). C’est d’ailleurs d’amidon de maïs dont on se sert comme liant pour rat­tra­per les sauces en cui­sine.
  • pig­ments colo­rants
    ocres

    Ocres de Rous­sillon (Vau­cluse)

    D’origine natu­relle (terres et ocres) ou syn­thé­tique (oxydes de fer). Voir le para­graphe sur les ingré­dients ci-des­sous pour plus de détails. Ils servent aus­si de charge. C’est l’oxyde de fer conte­nu dans les ocres qui leur apportent la facul­té de pro­té­ger des rayons ultra­vio­lets.

  • sul­fate de fer
    On l’utilise comme adju­vant agis­sant comme fon­gi­cide (d’où l’application pos­sible en exté­rieur).
  • huile de lin
    Elle amé­liore la tenue sur les bois rabo­tés et pro­tège du déla­vage (indis­pen­sable en exté­rieur).
  • savon
    Le savon est un ten­sio­ac­tif qui va notam­ment sta­bi­li­ser l’émulsion créée (par la farine) entre l’huile de lin et l’eau.
    C’est aus­si un agent mouillant pour les pig­ments. L’agent mouillant per­met de mettre en sus­pen­sion des par­ti­cules solides (les pig­ments) dans un liquide dans lequel elles sont inso­lubles, en chas­sant la couche d’air adhé­rant aux par­ti­cules qui gêne la dis­per­sion dans la phase liquide. Remarque : si les pig­ments choi­sis sont des oxydes de fer, cette fonc­tion­na­li­té (agent mouillant) n’est pas très utile car les oxydes de fer se dis­persent bien.

Pourquoi utiliser la peinture à l’ocre ?

  • Com­po­sants natu­rels et éco­lo­giques (on peut faire par­ti­ci­per les enfants du coup !)
  • Coût très faible
  • Bonne pro­tec­tion contre les rayons ultra­vio­lets (res­pon­sables du gri­son­ne­ment du bois)
  • Bon pou­voir cou­vrant
  • Bonne tenue dans le temps (5 à 10 ans selon l’exposition)

Contraintes et mise en œuvre

Préparation

Avant d’appliquer de la pein­ture à l’ocre, le bois doit être néces­sai­re­ment pré­pa­ré :

  • D’abord, toute ancienne pein­ture doit être enle­vée. La pein­ture à l’ocre aura une bien meilleure adhé­sion sur du bois brut et non trai­té, de pré­fé­rence non rabo­té. Pen­sez à reti­rer l’ancienne pein­ture avec une brosse en chien­dent, en pon­çant ou à l’aide d’un net­toyeur haute pres­sion.
  • Pen­sez aus­si à laver le bois et le bros­ser
  • Pour pré­pa­rer la recette de la pein­ture à l’ocre, uti­li­sez des usten­siles dédiés à cet usage : le maté­riel est dif­fi­cile à net­toyer (la pein­ture adhère bien !). Le pin­ceau ou la brosse seront inuti­li­sables après appli­ca­tion…
  • Ne pas peindre sur une sur­face for­te­ment échauf­fée par le soleil ou sur du bois trop humide.
  • Ne pas peindre à une tem­pé­ra­ture infé­rieure à +5°C. Évi­ter de peindre s’il y a risque de gel.
  • En cas de risque de pré­sence de spores de moi­sis­sure dans le bois, un trai­te­ment doit être effec­tué à l’aide d’un pro­duit de lutte contre la moi­sis­sure.

Conservation

Pour pou­voir la conser­ver, fil­mez au contact le res­tant de pein­ture dans un pot (afin qu’il ne reste pas d’air entre la pein­ture et le pot). Ain­si, une fois le pot fer­mé, la pein­ture peut se conser­ver quelques semaines dans en endroit frais. Per­son­nel­le­ment, je pré­fère cal­cu­ler au plus juste la quan­ti­té de pein­ture dont j’ai besoin.

Application

On pour­ra humi­di­fier légè­re­ment le sup­port avant la pre­mière couche. Je vous conseille éga­le­ment de diluer la pre­mière couche à 10 ou 15%.

En géné­ral, deux couches suf­fisent. Comme la pein­ture sèche en une heure envi­ron, on peut appli­quer la deuxième couche dans la jour­née. Au besoin, on réchauffe un peu la pein­ture si la deuxième couche n’a pas pu être appli­quée dans la jour­née (voir la par­tie trai­tant de la conser­va­tion juste avant).

Maintenance

Il est néces­saire de repas­ser une couche après 2 ans : les bois seront ain­si pro­té­gés pour 5 à 10 ans ! Pas­sé ce temps, net­toyez la sur­face à l’eau légè­re­ment savon­neuse et appli­quez deux nou­velles couches.

Inconvénients

  • Le temps de pré­pa­ra­tion peut paraitre long.
  • Les teintes sont limi­tées par les ocres mais plus de teintes sont dis­po­nibles avec les oxydes de fer.

Recette

Je ne peux que conseiller d’acheter, pour la modique somme de 5 euros, le petit guide de l’association Terres et Cou­leurs, indi­qué dans mes sources en bas de page. Pour cette petite somme, vous aurez droit à 40 pages d’infos sur cette pein­ture, dont la recette offi­cielle.

Temps de préparation

Comp­ter envi­ron une heure de pré­pa­ra­tion.

Matériel

  • Brosse à encol­ler pre­mier prix
  • Brosse à recham­pir pre­mier prix (pour les détails)
  • Vieille marmite/faitout haute d’une capa­ci­té suf­fi­sante (mini­mum 6L)
  • Un acces­soire pour remuer (n’utilisez pas votre cuillère en bois pré­fé­rée, la pein­ture est assez dif­fi­cile à enle­ver), dans l’idéal un malaxeur

Ingrédients

Pour 5 kg de pein­ture per­met­tant de cou­vrir une super­fi­cie de 15m2

  • 3,2 L d’eau (64%)
  • 260 g de farine de blé ou de seigle (5,2%)
    Pré­fé­rez la farine de blé, plus blanche, si votre terre colo­rante est de cou­leur claire. Sinon, la farine de seigle est plus riche en ami­don et donc pré­fé­rable pour les colo­ris plus fon­cés. On peut aus­si essayer des fécules (de pomme de terre…) plus riches en ami­don (il faut par contre adap­ter la quan­ti­té dans ce cas).
  • 1 kg de terre colo­rante ou oxydes de fer (20%)
    • Pig­ments d’origine natu­rels : terres et ocres
      L’ocre est un mélange d’oxyde de fer et d’argile.
      Le choix de choi­sir cet ingré­dient qui a l’avantage d’être d’origine natu­relle doit être bien mesu­ré d’un point de vue éco­lo­gique. En effet, les points sui­vants sont à connaitre :
      – Il n’y a qua­si­ment plus d’extraction d’ocres en France et la majo­ri­té de ce qui est com­mer­cia­li­sé pro­vient de l’étranger. Le bilan éco­lo­gique dû au trans­port est donc non négli­geable. Aus­si, Je vous conseille de véri­fier la pro­ve­nance des ocres que vous uti­li­sez. Pour la France, vous pou­vez en com­man­der à la socié­té des Ocres de France, dont l’extraction a lieu à Gar­gas (ils vendent aus­si des ocres de dif­fé­rentes ori­gines).
      – L’extraction et la puri­fi­ca­tion de l’ocre consomment beau­coup d’énergie et sont pol­luantes (engins de chan­tier, beau­coup d’eau pour puri­fier, séchage au gaz).
      Cepen­dant, cer­taines socié­tés ont fait de réels effort pour mini­mi­ser l’impact indus­triel : eau en cir­cuit fer­mé, dis­po­si­tifs anti-pous­sière, séchage à l’air, extrac­tion sur une période res­treinte …
      Pour en savoir plus sur l’industrie de l’ocre, je vous conseille de lire de suivre ce lien.

    • Oxydes de fer
      Le plus éco­lo­gique

      Les oxydes de fer syn­thé­tiques sont fabri­qués à par­tir de feuillets métal­liques plon­gés dans des bacs acides avec élec­tro­lyse pro­vo­cant une oxy­da­tion des métaux. Sui­vant le temps pas­sé et le métal plon­gé dans les bacs, les cou­leurs dif­fèrent. Ils sont sou­vent fabri­qués à l’aide de métaux de récu­pé­ra­tion (par un pro­ces­sus non pol­luant qui réuti­lise l’eau et l’acide en conti­nu).
      Les oxydes de fer ont un pou­voir colo­rant plus impor­tant que les ocres, et vu qu’ils consti­tuent la charge dans cette pein­ture, et qu’il faut moins d’oxydes, il faut com­pen­ser le manque de charge par la poudre de marbre ou blanc de Meu­don ou un peu de ben­to­nite.
      Goldocker-_Pigment
  • facul­ta­tif en inté­rieur100 g de sul­fate de fer (2%)
    Le sul­fate de fer (II) est vert et soluble dans l’eau (sul­fate fer­reux dont la for­mule chi­mique est FeSO4) ; on le trouve dans les dro­gue­ries. Ne pas prendre de sul­fate fer­rique (jaune-brun), ver­sion oxy­dée du sul­fate de fer. Ne pas expo­ser à l’air trop long­temps pour évi­ter l’oxydation.
    S’il s’agit d’une ver­sion liquide, tenir compte de la dilu­tion indi­quée sur le fla­con pour obte­nir le bon gram­mage et dimi­nuer la quan­ti­té d’eau en fonc­tion.
    Atten­tion, le sul­fate de fer est connu pour alté­rer les cou­leurs claires (un bleu clair aura ten­dance à virer au vert).sulfate de fer
  • 0,4 L d’huile de lin (8%)
    Pré­fé­rez une huile de lin de qua­li­té (il est pré­fé­rable d’éviter celle que l’on trouve en grande sur­face).linseed-oil-in-bottle-2-by-rasbak-576x768
  • 4 cL de savon liquide (0,8%) (savon noir ou liquide vais­selle par exemple) ou de copeaux de savon rapé.

Réalisation

  1. Diluer la farine dans 20 cl d’eau afin d’obtenir une sorte de bouillie qui per­met à la farine de mieux de répar­tir dans la tota­li­té de l’eau (un peu comme lorsqu’on se pré­pare un cho­co­lat chaud !).
  2. Ajou­ter le res­tant d’eau et homo­gé­néi­ser le mélange en le pas­sant au mixer ou en por­tant l’ensemble à ébul­li­tion
  3. Lais­ser sur feu doux 15 minutes tout en remuant
  4. Ajou­ter les pig­ments et le sul­fate de fer à la pré­pa­ra­tion tout en conti­nuant de remuer pen­dant 15 autres minutes
    Vous devez ajou­ter les pig­ments et le sul­fate de fer au même moment : si vous ajou­tez le sul­fate de fer par la suite, il se pro­duit une réac­tion chi­mique qui alté­re­ra la cou­leur de façon beau­coup plus intense. Le même phé­no­mène se pro­dui­rait éga­le­ment si vous ajou­tiez trop de sul­fate de fer.
  5. Ajou­ter l’huile de lin et le savon et conti­nuez de remuer pen­dant 15 minutes (atten­tion à bien racler le fond pour évi­ter que la pein­ture accroche).
  6. Lais­sez refroi­dir

Pour les pressés

Il existe des kits tous faits de pein­ture à l’ocre (recette incluse) chez Comp­toir des pig­ments ou chez le Mou­lin à cou­leurs.

Mélanges et couleurs…

Voi­ci quelques mélanges déjà tes­tés gla­nés ici et là sur des forums du net. Vous avez vos propres recettes ? N’hésitez pas à nous les com­mu­ni­quer pour enri­chir cette page.

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Atten­tion, pour une modi­fi­ca­tion de l’aspect exté­rieur des façades, vous devez effec­tuer une décla­ra­tion préa­lable : voir l’article R421-17 du code de l’urbanisme.

Vert Olive

Recette de Sophie

Pour 100 g de pig­ments :
70 g de blanc de meu­don (charge)
25 g de pig­ment vert de bren­to­ni­co
4 g d’ocre jaune
1 g d’ocre grise

Rem­pla­cer le sul­fate de fer par du sul­fate de cuivre (pré­voir un réci­pient assez grand pour évi­ter le débor­de­ment).

Bleu acier

Recette de ber­lo

Cette recette est don­née par ber­lo sur le forum Tiez-Breiz

Teinte approxi­ma­tive

 

40% de blanc de titane
44% de bleu Outre­mer
16% d’ocre grise

Je veux du blanc !

Recette de Lo-K

Pour obte­nir du blanc, il fau­dra sup­pri­mer le sul­fate de fer et les ocres de la recette (qui tous les deux nous éloignent du blanc que l’on recherche). Du coup on ne peut plus trop par­ler de pein­ture à l’ocre… On rem­pla­ce­ra les ocres par du blanc de Meu­don ou du blanc d’Espagne et un pig­ment blanc (blanc de titane). Le blanc de zinc pour­ra ser­vir de fon­gi­cide.

Par rap­port à la recette ori­gi­nale, on rem­pla­ce­ra ain­si :

  • A la place des 1 kg de terres colo­rantes :
    • 700 g de blanc de Meu­don
    • 200 g de blanc de Titane
    • 100 g de blanc de Zinc
  • Et à la place du sul­fate de fer (qui altère la cou­leur ori­gi­nale) :
    • 100 g de sul­fate de Zinc

On peut aus­si employer une pein­ture à l’huile de lin com­po­sée de pig­ments blancs (mais celle-ci sera plus sen­sibles aux intem­pé­ries).

Sources

Article Rouge de Falun sur wiki­pe­dia

Le petit guide illus­tré de la pein­ture à l’ocre, Féli­cien Car­li, petit guide com­plet ven­du pour 5 euros au pro­fit de l’association Terres et Cou­leurs

Retours d’expériences sur la pein­ture à l’ocre, Forum Habi­tat bio­cli­ma­tique, iso­la­tion et chauf­fage de Futu­ra-Sciences. Mer­ci à « Lo-K » d’avoir par­ta­gé sa recette pour obte­nir du blanc !

Le mou­lin à cou­leurs, terres colo­rantes natu­relles fabri­quées en France

Article sur la pein­ture à l’ocre sur le site for­ma­terre. Mer­ci à Sophie d’avoir par­ta­gé sa recette pour obte­nir le vert-olive !

Com­por­te­ment du grain d’amidon en milieu aqueux

14 Commentaires

  1. Niaproun

    A moins que cela ne m’ait échap­pé je ne vois pas de mise en garde sur l’utilisation du sul­fate de fer avec des bois tan­niques, chêne ou châ­tai­gnier par exemple. Dans ce cas la réac­tion entre les tan­nins du bois et le sul­fate de fer donne des tan­nates de fer qui sont abso­lu­ment noirs et selon la teneur en tan­nins la pein­ture vire au noir.

    1. milkpainter (Auteur de l'article)

      Mer­ci pour votre contri­bu­tion. Effec­ti­ve­ment, je n’ai pas trai­té des bois tan­niques car je manque de recul sur ce sujet. On pour­ra se réfé­rer à cette page. Dans celle-ci, le com­men­taire de « jb » qui est menui­sier semble très inté­res­sant, et il donne ces conseils (géné­raux) :
      -bien deman­der au menui­sier de prendre du bois non ger­cé (pas tou­jours facile a déce­lée) et aus­si accep­tez si mal­gré tout si il y en a encore un peu (sinon tour­nez vous vers le pvc :p )
      -ne pas cher­cher un prix trop « low­cost »
      -une pein­ture suf­fi­sam­ment grasse
      -attendre que le bois se « place » et redon­ner une ou deux bonne couche quelques année après. et insis­tant bien dans ces petit défaut qui appa­raissent

  2. Pierre

    Bon­jour,

    Je n’ai jamais trou­vé de sul­fate de fer (FeSO4).
    Où trou­vez vous cet ingré­dient ?
    (il y a bien long­temps qu’il n’y a plus de dro­gue­rie à 100km à la ronde;-))

    Mer­ci d’avance
    Pierre

    1. milkpainter (Auteur de l'article)

      Bon­jour Pierre,
      Le sul­fate de fer (de cou­leur jaune/vert) peut se trou­ver assez faci­le­ment sur les sites d’achat en ligne par exemple (le mou­lin à cou­leurs, cou­leur pig­ment, …). Atten­tion il a ten­dance à alté­rer les cou­leurs claires, pour celles-ci on pré­fé­re­ra le sul­fate de zinc.

      A bien­tôt !

  3. Ren

    Bon­jour,

    Est-il conseillé d’imprégner le bois à l’huile de lin + téré­ben­thine avant pein­ture pour que le bois se conserve mieux (uti­li­sa­tion en ruche)?
    Mer­ci d’avance,
    R.

    1. milkpainter (Auteur de l'article)

      Bon­jour,
      La pein­ture au blé contient de l’huile de lin dans sa com­po­si­tion, celle-ci apporte une couche pro­tec­trice per­met­tant à la pein­ture de résis­ter notam­ment à l’eau. En impré­gnant le bois d’une couche de pro­tec­tion d’huile de lin, vous empê­che­riez la pein­ture d’adhérer cor­rec­te­ment au sup­port. La pein­ture per­met, si elle est régu­liè­re­ment entre­te­nue, de bien pro­té­ger le bois des agres­sions exté­rieures et donc une meilleure conser­va­tion.

  4. Baudet

    Peut on appli­quer cette pein­ture sur des tuiles ??
    Cela peut il évi­ter le déve­lop­pe­ment des mousses en sur­face ?
    Mer­ci isaB

    1. milkpainter (Auteur de l'article)

      Bon­jour,
      Je n’ai per­son­nel­le­ment pas essayé la pein­ture à l’ocre sur les tuiles. Cepen­dant, de par leur nature poreuse, je pense qu’elle devrait adhé­rer. Je vous conseille de faire un essai avec quelques tuiles que vous lais­se­riez trai­ner dehors avant de vous atta­quer à une sur­face com­plète. Tenez-nous au cou­rant !

  5. PIERRE

    Bon­jour,
    En ce qui concerne la pein­ture BLANCHE, j’ai une ques­tion rela­tive au sul­fate de zinc, que vous men­tion­nez à plu­sieurs reprises, mais qui existe sous plu­sieurs formes. Je n’en ai trou­vé que sur le site de « Mon­Dro­guiste », qui indique « Sul­fate de zinc mono­hy­dra­té » (CAS : 7733–02-0) sous forme de cris­taux ver­dâtres à bru­nâtres. S’agit-il bien de ce pro­duit ? Et vu sa cou­leur, n’y a-t-il pas un risque d’altérer la blan­cheur que l’on veut obte­nir ?
    Pou­vez-vous don­ner des pré­ci­sions sur ce sul­fate de zinc, et sur­tout où le trou­ver de façon cou­rante.
    Les dif­fé­rents sites qui pro­posent pig­ments et autres pro­duits n’en ont pas.

    Mer­ci d’avance pour votre réponse.

    1. milkpainter (Auteur de l'article)

      Bon­jour,
      Ques­tion très inté­res­sante. En effet, le sul­fate de zinc n’est pas facile à trou­ver. On le trouve géné­ra­le­ment sous forme de poudre blanche, il est uti­li­sé dans l’agriculture comme fon­gi­cide ( http://www.fertilizer.fr/3–4-zinc-sulphate-monohydrate.html). Mal­heu­reu­se­ment, il est géné­ra­le­ment ven­du en sac de 25kg et à moins d’avoir un voi­sin agri­cul­teur qui en uti­lise … La réfé­rence que vous don­nez sur le site « Mon­Dro­guiste » ne semble pas conve­nir (cris­taux et cou­leur). Sur le net, j’en ai trou­vé rapi­de­ment sur Ama­zon US (sul­fate de zinc mono­hy­drate) mais pas en France mal­heu­reu­se­ment. Tenez nous au cou­rant de vos recherches car je pense que si vous en trou­vez, d’autres lec­teurs appré­cie­ront !
      Ten

  6. wagner

    bon­jour
    puis je uti­li­ser la pein­ture à la farine pour un banc et une table de jar­din ? contacts divers ali­men­taires ou vête­ments …mer­ci

    1. milkpainter (Auteur de l'article)

      Pas de sou­cis, la pein­ture devrait tenir (si le banc / la table de jar­din sont en bois ce que je pré­sume).

  7. Florence

    J’ai peint mes volets avec cette recette et oxyde de fer rouge brun de chez le mou­lin à cou­leurs : Pre­mier orage et des cou­lures comme de la rouille ont dégou­li­né sur les murs et les sols… Je ne com­prends pas ce qui s’est pas­sé…

    1. milkpainter (Auteur de l'article)

      Bon­jour,
      Déso­lé pour votre mésa­ven­ture avec la pein­ture à l’ocre… Pour­riez-vous m’indiquer quel était le sup­port uti­li­sé (type de bois, pré­sence d’ancienne pein­ture …) ?
      Le sup­port doit être brut et poreux (pon­cer les anciennes pein­tures). Si le bois n’est pas très pro­té­gé, il est pré­fé­rable de pas­ser plu­sieurs couches. Le tanin du chêne ou du châ­tai­gnier ont aus­si ten­dance à res­sor­tir.

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