Patine d'Autrefois

L’huile de lin

champ de lin

L’huile de lin est uti­li­sée pour le bois dans diverses recettes de fini­tion. Manches d’outils, fenêtres, par­quets, terre cuite ou même meubles peuvent être recou­verts de cette huile dans le but de les pro­té­ger.

Elle est aus­si uti­li­sée comme liant dans la pein­ture à l’ocre. On peut aus­si la trou­ver comme consti­tuant de la cire, du mas­tic (huile de lin + craie), du savon à l’huile de lin, et plein d’autres usages …

Qu’est-ce que l’huile de lin ?

graines de lin

Comme son nom l’indique, l’huile de lin est extraite des graines de lin.
Les graines sont d’abord net­toyées (afin d’enlever pous­sière, autres graines, pierres…). Elles sont ensuite broyées : l’opération s’appelle une tri­tu­ra­tion (il s’agit d’une com­bi­nai­son de frot­te­ments et de forte pres­sion). Cette pre­mière pres­sion s’effectue à froid, c’est pour­quoi les huiles qui n’ont pas subi de seconde pres­sion après chauf­fage sont appe­lées « pre­mière pres­sion à froid ». L’huile est ensuite fil­trée afin d’améliorer sa clar­té en enle­vant les rési­dus de graine. D’autres étapes viennent ensuite sui­vant le type d’huile qui sera fabri­qué (chauf­fage, seconde pres­sion, raf­fi­nage et autres pro­cé­dés plus ou moins éco­lo­giques …).

Les différentes huiles

Flacon d'huile de lin

On peut clas­ser les huiles de lin sui­vant deux types :

  • L’huile crue
    C’est la plus cou­rante (et la moins chère). Ses prin­ci­paux incon­vé­nients : elle a ten­dance à jau­nir et elle sèche len­te­ment… Ses atouts : com­plè­te­ment natu­relle et ne contient pas de sic­ca­tifs toxiques. Le jau­nis­se­ment de l’huile peut néan­moins être inté­res­sant pour les bois clairs. C’est celle qu’on peut trou­ver faci­le­ment dans les grandes sur­faces de bri­co­lages.
    Il existe plu­sieurs qua­li­tés d’huiles crues :
    • pre­mière pres­sion à froid
      Cette huile est la plus pure : elle a sou­vent été épu­rée et plu­sieurs fois fil­trée au sable / car­bo­nate de cal­cium. On trouve sur le net une hui­le­rie située dans l’Essonne (Hui­le­rie de l’Orme Creux) qui vend ce type d’huile sur inter­net en grosse quan­ti­té (pos­si­bi­li­té d’acheter en bidon de 30 L pour les gros tra­vaux).
    • déco­lo­rée au soleil
      Afin d’amorcer la sic­ca­ti­vi­té et de rendre l’huile un peu moins jaune, il existe une méthode simple que je décri­rai plus lon­gue­ment dans la suite de l’article. Il est pos­sible d’acheter cette huile déco­lo­rée chez cer­tains four­nis­seurs.
  • Les huiles chauf­fées
    Il existe plu­sieurs types d’huiles de lin cuites. L’intérêt de ses huiles et quelles sont plus vis­queuses et plus sic­ca­tives. Par contre, le prix est bien enten­du plus cher et par­fois des sic­ca­tifs y sont ajou­tés (sic­ca­tifs non éco­lo­giques : cobalt, zir­co­nium, oxyde de plomb…).
    • L’huile chauf­fée à l’air sans sic­ca­tifs.
    • L’huile chauf­fée avec sic­ca­tifs (cas le plus fré­quent, que l’on trouve plus faci­le­ment dans les pays anglo-saxons sous le terme de « boi­led lin­seed-oil »). Des sic­ca­tifs sont ajou­tés et ensuite l’huile est chauf­fée jusqu’à com­plète dis­so­lu­tion. On uti­li­sait aupa­ra­vant des oxydes, sels de plombs, de man­ga­nèse et de cobalt. Les sic­ca­tifs métal­liques sont main­te­nant intro­duits sous des formes qui néces­sitent des tem­pé­ra­tures plus faibles.
    • L’huile oxy­dée dite « souf­flée », de l’oxygène est incor­po­rée à des tem­pé­ra­tures aux envi­rons de 100 degrés.
    • Les stan­do­lies. L’huile est por­tée à très haute tem­pé­ra­ture (300 degrés envi­ron) sous vide d’air pen­dant quelques jours. Elle est notam­ment uti­li­sée comme com­po­sant dans les huiles dures du com­merce. Introu­vable pour le par­ti­cu­lier, le terme anglais cor­res­pon­dant est « stand oil ».

La cou­leur de l’huile (de jaune très pâle à orange fon­cée) est sou­vent indi­quée par le four­nis­seur : il s’agit de l’échelle de cou­leur Gard­ner (pour mesu­rer les nuances de la cou­leur jaune). Le niveau 1 cor­res­pond à un jaune très pâle et à par­tir du niveau 11 on rentre dans des teintes plus oran­gées. À par­tir du niveau 18 on est sur du mar­ron.

Fina­le­ment, pour notre usage qui est celui de la fini­tion du bois, on pré­fé­re­ra donc ache­ter de l’huile de lin pre­mière pres­sion à froid. L’huile est assez claire et garde son côté éco­lo­gique sans ajouts de sic­ca­tifs. Par contre il fau­dra un peu plus de patience pour attendre la fin du séchage mais est-on si pres­sé que ça ?

Si on ne dis­pose que d’huile de lin jaune fon­cée ache­tée en grande sur­face, on peut la fil­trer (sable fin puis car­bo­nate de cal­cium) et uti­li­ser la tech­nique décrite plus loin pour déco­lo­rer l’huile au soleil.

Pourquoi l’utiliser ?

Bouteille contenant de l'huile de linNon, l’huile de lin ne sert pas qu’en salade …

En fini­tion, l’huile de lin est uti­li­sée comme couche pro­tec­trice des élé­ments exté­rieurs : sueur / humi­di­té / eau / pous­sière prin­ci­pa­le­ment. C’est une solu­tion éco­no­mique.

On l’utilise aus­si pour des rai­sons éco­lo­giques : elle a l’avantage d’être natu­relle (ce n’est pas un pro­duit issu de la pétro­chi­mie sauf les ver­sions cuites addi­tion­nées de sic­ca­tifs) et elle ne « bloque » pas le sup­port comme pour­rait le faire un ver­nis. En effet, le film ne modi­fie pas l’aspect du bois (notam­ment la sur­face vei­née très carac­té­ris­tique de cer­taines essences comme le chêne ou le châ­tai­gner) et il n’est pas tota­le­ment étanche à la vapeur d’eau (on dit qu’il laisse le bois « res­pi­rer » même si bien enten­du il s’agit d’une gros­sière image).

L’huile de lin est une huile sic­ca­tive, c’est-à-dire qu’elle peut for­mer un film solide, conti­nu, dur et résis­tant lorsqu’elle est expo­sée à l’air en couche mince. La for­ma­tion de film lors du séchage de cette huile est due à sa poly­mé­ri­sa­tion et de la réti­cu­la­tion (favo­ri­sée par une élé­va­tion de tem­pé­ra­ture) en pré­sence du dioxy­gène de l’air. Elle est riche en acide lino­lé­nique et s’est une des huiles végé­tales les plus sic­ca­tives. D’autres huiles sont connues pour leur pro­prié­té sic­ca­tive : l’huile de noix (sic­ca­tive à cœur), l’huile de chanvre, l’huile d’abrasin (appe­lée aus­si huile de bois de chine ou huile de tung).

Précautions d’emploi

Lors de l’application de l’huile, on essuie l’excédent au chif­fon.

L’huile de lin, au contact de l’air, com­mence sa réac­tion de poly­mé­ri­sa­tion (le film pro­tec­teur …). Cette réac­tion est de type exo­ther­mique (elle libère de la cha­leur). Ain­si, il se peut que, sous cer­taines condi­tions, votre chif­fon prenne feu… Cette réac­tion est lente, votre chif­fon ne risque pas de prendre feu dans vos mains quand vous enle­vez l’excédent d’huile 🙂 . Par contre, si vous vous débar­ras­sez du chif­fon dans vos ordures non loin de mégots de ciga­rettes, c’est plus ris­qué !

C’est pour­quoi, je vous conseille de tou­jours vous débar­ras­ser des chif­fons conte­nant de l’huile dans des bocaux fer­més en verre par exemple. D’ailleurs, dans les fiches tech­niques de sécu­ri­té, on trouve ce genre d’indications :

« Risque d’auto-inflammation. Faire sécher les chif­fons impré­gnés à l’air libre ou les conser­ver dans une boîte métal­lique her­mé­ti­que­ment fer­mé ou dans l’eau. »

Comment favoriser la pénétration de l’huile de lin dans le bois ?

L’huile de lin s’applique en plu­sieurs fines couches afin d’améliorer la pro­tec­tion du bois. La pre­mière couche doit donc par­ti­cu­liè­re­ment bien « accro­cher » au bois car elle sert de sup­port aux autres (un peu comme le gobe­ti l’est pour un enduit terre par exemple).

Afin de favo­ri­ser la péné­tra­tion de la pre­mière couche d’huile de lin dans le bois, il existe deux méthodes afin de flui­di­fier l’huile :

  • Uti­li­ser de l’essence de téré­ben­thine. En géné­ral, on uti­lise un tiers d’essence de téré­ben­thine pour deux tiers d’huile.
  • Faire chauf­fer l’huile. Atten­tion, j’ai bien mar­qué chauf­fer, pas bouillir !!! Je répète, ne pas bouillir : elle risque de s’enflammer ! On peut la chauf­fer à envi­ron 50/60 degrés Cel­sius au bain marie.

La pre­mière méthode est plus simple et plus rapide, mais à l’inconvénient d’être plus nocive pour l’environnement (se réfé­rer à l’article du blog concer­nant l’essence de téré­ben­thine). La seconde méthode est plus éco­nome, plus saine mais plus dan­ge­reuse …

Comment accélérer le temps de séchage ?

L’huile de lin s’oxyde (sèche) en sur­face (d’autres huiles comme l’huile de noix sèchent elles « à cœur »). Le temps de séchage va dépendre de plu­sieurs fac­teurs (type d’huile de lin, tem­pé­ra­ture, épais­seur du film …). Il faut comp­ter envi­ron 5 à 7 jours de séchage pour une fine couche d’huile de lin crue.

Utiliser de fines couches

La pre­mière règle est d’appliquer de fines couches d’huile plu­tôt qu’une grosse épais­seur « pour mieux pro­té­ger ». C’est pour cela qu’on essuie au chif­fon l’excédent après appli­ca­tion.

Les connais­seurs pour­raient avoir l’idée d’ajouter des sic­ca­tifs pour que l’huile sèche plus rapi­de­ment. Mal­heu­reu­se­ment, aucun des sic­ca­tifs qu’on pour­rait y ajou­ter n’est éco­lo­gique (voir plus haut une liste des sic­ca­tifs dans la des­crip­tion des huiles chauf­fées)…

Fina­le­ment, il reste la pos­si­bi­li­té de cuire l’huile.

Pour cela, on pren­dra une vieille cas­se­role qu’on réser­ve­ra à cet usage. Sur une plaque élec­trique, on fera cuire l’huile (à l’extérieur de pré­fé­rence) à une tem­pé­ra­ture de 120 degrés pen­dant 3 heures envi­ron. Bien enten­du prendre un maxi­mum de pré­cau­tions de sécu­ri­té (éloi­gner les enfants / chiens / blo­quer l’accès / aérer …). On peut aus­si ajou­ter du cris­tal fine­ment broyé pour amé­lio­rer la sic­ca­ti­vi­té !

Éclaircir l’huile au soleil et amorcer le processus de siccativité

En expo­sant l’huile de lin au soleil, les ultra­vio­lets vont détruire cer­tains rési­dus végé­taux qui s’y trouvent.

Pour ce faire, rem­plir com­plè­te­ment un bocal avec l’huile de lin. Lais­ser pen­dant au moins 2 semaines en plein soleil. L’air doit pou­voir péné­trer dans le bocal afin que le pro­ces­sus de sic­ca­ti­vi­té puisse s’amorcer.

Comment l’utiliser ?

L’huile de lin s’applique sur bois nu ou déjà hui­lé : une autre fini­tion empê­che­rait l’huile d’accrocher au bois. On l’applique en plu­sieurs (au mini­mum 3) couches.

Matériel

  • huile de lin dans un petit conte­nant facile d’utilisation (afin d’éviter de ren­ver­ser toute la bou­teille au cas où …)
  • Pour appli­quer : pin­ceau ou brosse large ou chif­fons propres
  • Pour essuyer : chif­fons propres
  • Gants (évite le contact gras désa­gréable de l’huile sur la peau)
  • Éven­tuel­le­ment de la laine d’acier extra fine ou du papier à pon­cer grain très fin

Étapes à suivre

  1. Morceau de bois traité à l'huile de linD’abord, s’assurer que le bois soit pon­cé fine­ment (cette étape est très impor­tante pour évi­ter que le bois n’absorbe trop d’huile) et dépous­sié­ré.
  2. On appli­que­ra ensuite une pre­mière couche comme indi­qué dans le para­graphe « com­ment favo­ri­ser la péné­tra­tion de l’huile dans le bois » (adjonc­tion d’essence de téré­ben­thine ou faire chauf­fer l’huile). On peut éven­tuel­le­ment ajou­ter des pig­ments (comme le brou de noix) à cette pre­mière couche pour don­ner une légère teinte au bois.
  3. Après 15/20 minutes, essuyer l’excédent d’huile au chif­fon afin d’éviter que la sur­face ne soit col­lante.
  4. Après plu­sieurs jours de séchage (comp­ter 5/7 jours), on pour­ra ajou­ter une nou­velle couche d’huile de lin pure (sans essence et non chauf­fée) et essuyer de nou­veau l’excédent au chif­fon.
  5. On renou­vel­le­ra la der­nière opé­ra­tion pour une troi­sième couche finale (après avoir atten­du le temps néces­saire).
  6. Enfin, si on désire une fini­tion très fine, pas­ser après quelques jours de séchage de la der­nière couche de la laine d’acier extra fine ou du papier à pon­cer doté d’un grain très fin (800 par exemple).

Entretien

À l’extérieur (fenêtres …),  le trai­te­ment à l’huile de lin doit être refait tous les ans (avant qu’il n’y ait plus de couche de pro­tec­tion). On veille­ra tout d’abord à bien net­toyer le bois avant le nou­veau trai­te­ment. D’abord en net­toyant à l’eau (et au savon noir si besoin est) puis en uti­li­sant une brosse à les­si­ver en nylon pour les taches les plus récal­ci­trantes. On rince le tout et on laisse bien sécher.

On appli­que­ra ensuite deux couches d’huile de lin selon la même méthode qu’indiquée pré­cé­dem­ment (pen­sez à bien essuyer pour évi­ter de lais­ser un film gras). J’ai per­son­nel­le­ment retrai­té mes fenêtres en châ­tai­gner de cette façon, en mélan­geant mon huile de lin avec de l’huile de bois de chine (aus­si appe­lée huile de tung).

Comment la supprimer ?

Si cette fini­tion ne vous conve­nait pas ou si vous aviez, mal­gré les conseils pré­cé­dents, appli­qué une couche trop épaisse (et donc col­lante) d’huile, vous pou­vez tout d’abord la diluer à l’essence de téré­ben­thine et l’éliminer ensuite avec un chif­fon, une brosse…

Une autre façon de faire, plus éco­lo­gique car elle ne néces­site pas d’essence de téré­ben­thine (et fina­le­ment peut être plus effi­cace) est d’utiliser un papier abra­sif ou un grat­toir pour les sur­faces planes.

Ou en trouver ?

On en trouve un peu par­tout dans les grandes sur­faces de bri­co­lage pour une qua­li­té qui n’est … pas tou­jours au ren­dez-vous. Per­son­nel­le­ment, je me four­nis dans une hui­le­rie (l’Hui­le­rie de l’Orme Creux) et je suis très satis­fait de la qua­li­té de l’huile (moins des frais de port ;-).

Fabriquer soi-même son huile de lin !

Il s’agit peut-être d’une idée un peu folle, mais j’ai trou­vé cette vidéo d’un peintre qui fabri­quait lui même sa propre huile de lin. Je trouve cette vidéo extrê­me­ment inté­res­sante car elle nous donne une idée des dif­fé­rentes étapes de fabri­ca­tion de l’huile de lin.

Voi­ci une tra­duc­tion som­maire des dif­fé­rentes étapes qui appa­raissent dans la vidéo :

Pro­cé­dé de fabri­ca­tion d’huile de lin
  1. L’extraction
    • Graines de lin brunes.
    • 900g de graines mélan­gées à 50 ml d’eau.
    • Lais­ser repo­ser le mélange pen­dant 2 jours.
    • Presse à huile « pite­ba ».

       

      Extrait l’huile de noix et de graines.

       

      Je l’utilise aus­si pour mon huile de noix éga­le­ment.

    • Les graines sont petites et denses et pro­duisent donc peu d’huile.

       

      A par­tir de 900g de graines, on obtient 170 ml d’huile envi­ron.

    • La bou­gie chauffe l’outil mais on peut quand même consi­dé­rer que l’huile est pres­sée à froid car elle demeure en des­sous de 90 degrés Cel­sius.
    • La graine est écra­sée et sépa­rée de l’huile.
    • Le broyage de 900g prend envi­ron 2 heures.
    • Fil­trer les débris.
    • 5 ou 6 ses­sions me don­ne­rons un lot suf­fi­sam­ment grand pour com­men­cer le raf­fi­nage.
  2. Le raf­fi­nage
    • Outils uti­li­sés :
      • Poire à jus
      • Petite louche
      • Filet de nylon
      • Bloc de marbre ?
    • Lais­ser décan­ter toute la nuit pour se débar­ras­ser des sédi­ments (débour­bage).
      • 1 L d’eau chaude

      • 177ml (3/4 de tasse) de sel

      • 59ml (1/4 de tasse) sable propre

      • 1 T (cuillère à soupe) pous­sière de marbre

    • Ajou­ter l’huile
    • Secouer pen­dant 5 minutes
    • Lais­ser décan­ter
    • Répé­ter 3x
    • Le jour sui­vant ;
    • Sou­ti­rer (https://fr.wikipedia.org/wiki/Soutirage) l’huile du haut et répé­ter en uti­li­sant exclu­si­ve­ment de l’eau
    • Répé­ter ce pro­ces­sus à peu près 5 fois.
    • Typi­que­ment, un quart du volume est per­du durant le pro­ces­sus.
    • Après plu­sieurs chan­ge­ments d’eau, les sédi­ments deviennent très épais et prennent quelques jours à décan­ter.
    • Der­nier sou­ti­rage, en fai­sant atten­tion en sépa­rant l’huile des sédi­ments.
    • Le pro­ces­sus de raf­fi­nage prend envi­ron 1 mois.
  3. Le blan­chi­ment
    • Cette par­tie néces­site prin­ci­pa­le­ment du temps et du soleil.
    • Mettre le réci­pient devant une fenêtre en pleine lumière. En été le pro­ces­sus est plus rapide.
    • L’aspect trouble va s’évaporer.
    • Quand on laisse au soleil pour un an (cou­vert), l’huile devien­dra très claire.
    • Cette huile ne sera pas « jau­nâtre ».

Sources

http://peinturehuile.doomby.com/pages/ii-la-peinture-a-l-huile-debarque/chimie-dans-la-peinture-a-l-huile-2.html

Dif­fé­rences entre les huiles

http://www.caseo.fr/documents/peintures-naturelles/alkyde-d-huile-est-ce-naturel.html

Dif­fé­rents forums éco­lo­giques dans les rubriques « trai­te­ment du bois » (notam­ment les écrits de « scom­brax » dans dif­fé­rents forums).

22 Commentaires

  1. Prof

    Bon­jour,
    Je me per­mets de signa­ler une faute dans dotre texte ci-des­sous :

    Entre­tien
    À l’extérieur (fenêtres …), le trai­te­ment à l’huile de lin doit être refait tous les ans (avant qu’il n’y ait plus de couche de pro­tec­tion). On veille­ra tout d’abord à bien net­toyer le bois avant le nou­veau trai­te­ment. D’abord en net­toyant à l’eau (et au savon noir si besoin est) puis en uti­li­sant une brosse à les­si­ver en nylon pour les les plus récal­ci­trantes.
    Il ne faut pas d’accent cir­con­flexe sur le a de « taches ».
    (Tâche » signi­fie tra­vail).

    1. milkpainter (Auteur de l'article)

      Mer­ci ! Je vais cor­ri­ger cette faute de suite 😉

  2. Jacob

    Please watch utube video : boi­ling oil to scorch a fea­ther by Frank Pal­lis­ter.
    Regards Jacob
    Ps for out­side wood there is in my exoe­rience nothing bet­ter than Ton­ki­nois.

  3. Raphael

    A l’extérieur quelle est la tem­pé­ra­ture mini­male pour pou­voir l’appliquer ?

    1. milkpainter (Auteur de l'article)

      Bon­jour Raphael,
      A ma connais­sance, il n’y a pas de tem­pé­ra­ture « mini­male » pour appli­quer l’huile de lin. Le film pro­tec­teur for­mé par l’huile de lin est un phé­no­mène chi­mique appe­lé réti­cu­la­tion fai­sant inter­ve­nir le dioxy­gène de l’air. On dit que l’huile « sèche » mais c’est donc un abus de lan­gage.

  4. Emma

    Bon­jour, mer­ci pour cet excellent article que je garde dans mes favo­ris !
    Petite ques­tion, sur un meuble en bois pati­né à l’acrylique, j’aurai vou­lu pro­té­ger mon meuble avec une huile plu­tôt qu’un ver­nis. Es-ce que je peux uti­li­ser l’huile de lin sur cette pein­ture ? Mer­ci pour votre avis.

    1. milkpainter (Auteur de l'article)

      Bon­jour Emma et mer­ci pour votre com­men­taire !
      L’huile de lin peut être dépo­sée sur de l’acrylique (bien sèche bien enten­du). Atten­tion, la teinte aura ten­dance à jau­nir.

      1. Vuxta

        Bon­jour Milk­pain­ter,

        Apres de nom­breuses recherches sur le net sans vrai­ment trou­ver de réponse a ma ques­tion, j’ai pu y lire qu’on devait appli­quer l’huile de lin seule­ment si le bois est brut (pon­cer, dégrais­ser…) et pas sur un bois déjà peint ?
        Vu que sur le net il y a tout et son contraire (lol), je ne sais plus qui croire et a qui me vouer.

        Mer­ci pour votre réponse et votre article dont j’ai déjà tiré pro­fit avec vos pré­cieux conseils !

        Cor­dia­le­ment

        1. milkpainter (Auteur de l'article)

          Bon­jour,
          L’huile de lin agit comme une couche de pro­tec­tion. On peut l’appliquer sur du bois tein­té, sur de la pein­ture au lait, sur le bois brut ou même sur à peu près n’importe quoi. Tou­te­fois, je ne sais pas de quelle type de pein­ture vous par­lez : elle risque de faire « double emploi » avec la pein­ture que vous avez uti­li­sé qui « inclue » déjà peut-être cette couche de pro­tec­tion.

  5. Marine

    Bon­jour et d’abord un grand mer­ci pour ces articles vrai­ment clairs et utiles !
    J’ai un par­quet en chêne vieux d’1 an et demi qui était pre­hui­lé a l’achat. Il est superbe seule­ment voi­là, impos­sible de le net­toyer car à la moindre goutte d’eau il noir­cit à l’endroit où l’eau se trouve…
    Je vou­drais le hui­ler pour le pro­té­ger d’avantage de l’eau et pou­voir le net­toyer un peu. Seule­ment je veux faire ca de manière la plus éco­lo­gique pos­sible et sans trop de com­pli­ca­tions. L’huile de lin à chauf­fer me semble inté­res­sante mais j’ai peur qu’elle ne jaunisse/fonce mon bois déjà très jaune à mon goût. Puis je le faire avec une huile de noix du Bré­sil très clair que je chauf­fe­rai éga­le­ment au préa­lable ? Sinon que me conseillez vous pour un ren­du inco­lore ? Un grand mer­ci par avance de votre aide.

    1. milkpainter (Auteur de l'article)

      Bon­jour,
      J’ai déjà pas­sé de l’huile dure sur un par­quet mais je n’ai jamais essayé l’huile de lin ou d’autres huiles sic­ca­tives.

      Si vous déci­diez de réno­ver votre par­quet, il va vous fal­loir pon­cer l’ensemble afin d’éliminer l’huile qu’il res­tait aupa­ra­vant (on peut louer des pon­ceuses à par­quet dans les enseignes de loca­tion).
      Avant de le réno­ver, peut-être faut il voir s’il ne faut pas sim­ple­ment repas­ser une fine couche d’huile (huile de lin cla­ri­fiée ou déco­lo­rée au soleil). Atten­tion, il est pré­fé­rable de pas­ser de très fines couches et sur­tout veiller à lais­ser sécher suf­fi­sam­ment long­temps (ce qui je vous l’accorde n’est pas facile si la pièce doit être uti­li­sée…).

      En cas de réno­va­tion totale, concer­nant la teinte « jaune » de votre par­quet, vous pour­riez ten­ter de le tein­ter légè­re­ment avant d’y appor­ter la pro­tec­tion hui­lée. Essayez d’abord sur un bord pas trop visible, tout en sachant que l’huile « jau­ni­ra » légè­re­ment la teinte.

  6. Marie

    Bon­jour,
    Je viens d’acheter un plan de tra­vail en chêne mas­sif que j’aimerai au maxi­mum pro­té­ger des taches et de la cha­leur.
    Je pen­sais d’abord le trai­ter à l’huile de lin pour le nour­rir puis pas­ser une couche de ver­nis résis­tant à la cha­leur et aux graisses. D’après vous est-ce une asso­cia­tion judi­cieuse ? Avez vous des conseils???
    Mer­ci d’avance.

    1. milkpainter (Auteur de l'article)

      Bon­jour,
      Je vous décon­seille de trai­ter le plan de tra­vail à l’huile de lin avant une couche de ver­nis. Le rôle de l’huile de lin est de for­mer une sur­face fine afin de pro­té­ger le plan de tra­vail (et non le « nour­rir »). Du coup, si vous met­tez une couche de ver­nis par des­sus, au mieux la couche d’huile de lin ne sert à rien, au pire, la couche de ver­nis ne tient pas.
      – Si vous sou­hai­tez gar­der une solu­tion « natu­relle », vous pou­vez hui­ler votre plan de tra­vail par couches très fines suc­ces­sives ou opter pour une solu­tion plus rapide et assez cou­rante comme une huile dure.
      Par contre, des­sous de plat conseillé pour ne pas abi­mer le plan de tra­vail ! Au pire, on ponce ou on racle et on huile à nou­veau. Il faut aus­si pen­ser à repas­ser une couche d’huile de temps en temps.
      – Si vous sou­hai­tez abso­lu­ment poser des plats chauds des­sus ou une pro­tec­tion plus « résis­tante », vous pou­vez opter pour le ver­nis, solu­tion plus « facile » mais moins éco­lo­gique 😉

  7. Lénaïk

    bon­jour, j’ai mis 3 couches d’huile de lin sur un sol en ciment pour l’imperméabiliser, mais la 3 ème couche est trop épaisse et il était trop tard pour que je l’essuie quand je m’en suis aperçu…j’ai essayé d’essuyer l’excédent avec de l’essence de téré­ben­thine mais ça fait des « plis », cela fait huit jours et il est encore impos­sible de mar­cher sur ce sol, il n’est sec qu’à cer­tains endroits moins hui­lés !
    j’ai bien peur que ma patience ne serve à rien, et n’ai aucune idée sur la façon de pro­cé­der pour me sor­tir de ce mau­vais pas, j’ajoute que j’avais mis des pig­ments dans mon ragréage et des paillettes « d’or»(!!!) avec la brillance du trop plein d’huile c’est splen­dide mais bon, si ma pièce est condam­née …
    avez vous une idée sur ce que je peux faire pour gar­der ma belle patine et rendre le lieu pra­ti­cable ?

    1. milkpainter (Auteur de l'article)

      Bon­jour,
      Tout d’abord, je com­prends bien votre désar­rois !!! J’aurai tout d’abord fait comme vous (essuyer à l’essence de téré­ben­thine) mais vu la sur­face d’un sol, je com­prends que cela ne puisse être homo­gène… L’autre solu­tion aurait été de pon­cer avec un abra­sif fin (et de plus en plus fin) les par­ties qui ne sont pas encore séchés depuis le temps.
      Au final, si ce n’est tou­jours pas sec depuis le temps il ne reste à mon avis que la solu­tion de « tout recom­men­cer », enle­ver l’huile de lin (avec un grand racloir ou un cou­teau à enduire bien affu­té par exemple).
      N’hésitez pas à repas­ser pour nous tenir au cou­rant et sur­tout bon cou­rage !

  8. Philippe

    Bon­jour ,

    Mer­ci pour vos excel­lents articles , bonne conti­nua­tion !

  9. Lucie

    Bon­jour,
    Mer­ci pour cet article com­plet qui per­met de mieux com­prendre ce qui se passe : et ça tombe bien j’adore com­prendre ! 😉
    Peut-être sau­rez-vous m’aider car l’huile de lin m’a créé un petit sou­cis…
    J’ai récu­pé­ré un bahut de chez mon grand père en bois non iden­ti­fié. Après avoir pon­cé la fini­tion d’époque qui était tâchée et trop sombre à mon gout je trouve un bois plu­tot clair. Par­fait, je veux le gar­der « nu » et sou­haite seule­ment le pro­té­ger car il est des­ti­né à une chambre de bébé. Le plus éco­lo­gique me parle bien sûr et j’opte pour l’huile de lin cuite (sans addi­tif, sica­tif etc). J’accèpte que le bois fonce un peu ou jau­nisse. Or dès la pre­mière couche le bois a pris une teinte très très fon­cée. Je passe du cha­tain clair au brun si j’ose la com­pa­rai­son capi­laire… La chambre du petit est elle aus­si petite : ça fait vrai­ment trop fon­cé pour la taille de la pièce.
    Ma ques­tion est donc : est-ce que je peux ajou­ter des pig­ments blancs dans ma 2è couche pour un effet lazu­ré ou alors appli­quer une pein­ture à la farine (tein­tée aus­si en blanc plu­tot qu’ocre) par des­sus ?
    Je ne me vois pas tout repon­cer (7 mois de gros­sesse…) et de toute façon j’aurais besoin d’une finition…Auriez-vous une idée ?
    Mer­ci beau­coup et mer­ci encore pour votre par­tage 🙂
    Belle jour­née

    1. milkpainter (Auteur de l'article)

      Bon­jour et féli­ci­ta­tions pour votre future nais­sance !
      C’est étrange qui le bois est à ce point fon­cé, au pire il jau­nit théo­ri­que­ment…
      Concer­nant votre ques­tion, vous pou­vez tout à fait broyer des pig­ments (ocre jaune par exemple) dans l’huile de lin. Essayez ensuite d’appliquer sur une par­tie « non visible » du meuble pour être sûre d’obtenir l’effet dési­ré ! Pour des teintes plus claires vous pou­vez ajou­ter du blanc de Meu­don. Bon cou­rage !

  10. Huard

    Bon­jour,
    Com­ment don­ner un côté brillant à un bois pas­sé à huile de lin ?
    Mer­ci de votre réponse
    Cor­dia­le­ment

    1. milkpainter (Auteur de l'article)

      Bon­jour,
      Il va fal­loir uti­li­ser de l’huile de coude 😉 Plus sérieu­se­ment, il y a plu­sieurs points à res­pec­ter pour obte­nir un aspect brillant :
      – Le bois doit être bien pré­pa­ré (bien pon­cé pour qu’il soit bien lisse, les pores bou­chés de pré­fé­rence).
      – Il faut appli­quer de (très) nom­breuses et minus­cules couches d’huile, par exemple à l’aide de laine d’acier 0000
      – Une fois chaque couche bien sèche (très impor­tant de lais­ser sécher cor­rec­te­ment entre chaque couche !), lus­trer à l’aide d’un chif­fon non pelu­cheux ou de laine d’acier 0000 (pas le pre­mier t-shirt qui traîne par exemple …).

      Vous pou­vez aus­si opter pour une fini­tion cirée (pour l’aspect) au des­sus de votre fini­tion hui­lée (pour la pro­tec­tion), ce que j’aurai ten­dance à faire per­son­nel­le­ment.

  11. Paul

    Bon­jour j’utilise de l’huile de lin depuis plu­sieurs années pour trai­ter par exemple une échelle en bois, des bar­dages …
    je fais un mélange à parts égales d’huile de lin et de TÉRÉBENTHINE pas « d’essence de téré­ben­thine », en chauf­fant le mélange jusqu’aux pre­miers fré­mis­se­ments et en pre­nant soin de mettre un cou­vercle sur la cas­se­role dédiée , spé­ci­fi­que­ment à cet usage, le tout dehors. Quand le mélange est chaud je rajoute un peu de sic­ca­tif et je l’étale jus­qu » à refus en 2 à 3 couches suc­ces­sives espaces de qqs jours . Le trai­te­ment est à renou­ve­ler tous les 2 ans à 3 ans sui­vant l’exposition du bois aux intem­pé­ries.

    1. milkpainter (Auteur de l'article)

      Bon­jour et mer­ci pour votre retour d’expérience !
      Vous serez pro­ba­ble­ment inté­res­sé par cet autre article sur l’essence de téré­ben­thine (téré­ben­thine est un rac­cour­ci com­mer­cial). Per­son­nel­le­ment, je n’utilise pas de sic­ca­tif (le temps de séchage est certes un peu plus long …) pour des rai­sons éco­lo­giques. A bien­tôt !

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